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La Jeunesse Haïtienne le cheval des guerres politiques!

By Jhimy Jean

Devenue depuis les évènements de 1986, le fer de lance de toute bataille politique ou revendications sociales, la jeunesse représente aux yeux de la majorité des observateurs, l’élément déclencheur dans la politique haïtienne. Il est à remarquer qu’avant 1986, la jeunesse haïtienne était déjà très présente sur la scène politique ; l’occupation américaine peut être considérée comme l’évènement majeur qui a poussé à s’impliquer dans les affaires politiques d’un pays où  ce domaine était réservé aux politiciens chevronnés et militaires. Dans les but de se battre contre l’occupant et rétablir la dignité nationale, la jeunesse à travers des mouvements d’étudiants, manifestations de rue et culturelles s’est constitué en une nouvelle donnée politique avec laquelle il faut toujours compter.

Après l’occupation américaine, de Stenio Vincent à Magloire, on a vu une jeunesse militante, responsable et active. Duvalier grâce à sa dictature, arrivait à s’imposer au pays comme le seul homme ayant le droit de faire la politique. La politique sous Duvalier était devenue l’affaire privée d’un homme qui disposait de la vie des autres comme il le semblait bon ; faire de la politique sous Duvalier signifiait son arrêt de mort, la formule < je ne fais de la politique> était devenue le credo conscient et même inconscient de la majorité des haïtiens. Malgré tout, une partie de cette jeunesse haïtienne a osé résister.

Cette résistance s’est exprimé sous diverses formes : résistances culturelles en général et parfois on assistait à quelques tentatives de groupes armés ou autres mouvements isolés. Apres 1986, on assistait à une nouvelle prise de conscience d’une jeunesse militante et conséquente qui devient un élément incontournable et pour la prise et pour le maintien du pouvoir. L’espoir de l’établissement d’une démocratie moderne en Haïti a poussé une bonne partie de la jeunesse à s’engager dans la politique et faire d’énormes sacrifices.

Le désenchantement démocratique qu’a connu le pays avec les espoirs déçus depuis Aristide par l’embrigadement d’une bonne partie de la jeunesse dans des activités politiques malveillantes et subversives a conduit une grande partie de la jeunesse, la partie la plus saine dira-t-on, de fuir les activités politiques comme la peste. A côté de l’échec politique se trouve aussi une forme de scepticisme béant qui est devenu un comportement fortement ancré chez le haïtien qui croit que sa terre est foutue.

Mais, nous savons tous que vivre en Haïti ne peut pas se faire ni en dehors de la politique ni en refusant de faire face pendant longtemps dans un pays où tout est politique ; de la survie à la plus petite forme de réalisation, nous savons aussi que cette fuite n’est qu’une envie de divorce avec le réel haïtien que l’haïtien lui-même n’a jamais accepté. Haïti est ce pays où l’on se brise de se regarder, on brise tout ce qui tente de projeter son image comme si le projecteur était créateur ou inventeur de l’image.

L’Apres d’Aristide deuxième version a laissé un pays plongé dans un profond délabrement mental, dans un fatalisme incroyable ; les jeunes se sentaient perdus, désorientés et abandonnés. Dans cette Haïti sans leadership, sans volonté, sans vision commune et sans aucune foi dans l’avenir, il a fallu le cauchemar du 12 janvier 2010 et l’apport des nouvelles technologies de communications et surtout autour des élections de 2010-2011 pour voir un faible sursaut et un engouement plus ou moins important chez les jeunes autour des questions politiques.

Il est clair que ces élections boudées par la quasi-totalité d’une population qui a beaucoup mieux cet envie de ne plus rien faire et fatiguée se faire berner à chaque fois par des politiques de plus en plus irresponsables. L’issue a été déterminée par le souffle plus vivant d’une jeunesse possédant beaucoup plus d’énergie et d’envie face à une morbide existence nationale. On a vu comment cette partie de la jeunesse s’est vite regroupé autour d’un candidat qui projetait l’air d’être une sorte de haut-parleur d’une jeunesse souffrante et contestataire.

Aujourd’hui, un an après cette aventure, comme nous l’avons dit plus haut, on voit une hausse d’intérêt autour des questions politiques même si l’intérêt autour des élections baisse de plus en plus grâce aux nouvelles technologies qui sont devenues un nouvel espace d’expression politique où le citoyen se sent beaucoup plus à l’aise de s’exprimer. Cela crée une nouvelle vague de dynamismes; on assiste à la formation de très jeunes partis politiques, de groupes et organisations sociales visant à militer dans différentes domaine tels : l’éducation, le développement durable, la cause des femmes et des enfants, etc.

Le grand problème reste au niveau de l’engagement. Il n’y a pas un véritable engagement des jeunes; cela est dû peut être au fait qu’il n’y a pas de projets de sociétés ou par l’absence de leadership. Une chose est sure, quand vous parcourez les réseaux sociaux types Facebook, Twitter, Trumblr etc. On voit la montée de cette jeunesse qui cherche des réponses, des propositions, qui demande des rêves, de grandeur, de réalisation etc. Il reste à trouver la bonne voie qui entrainera la jeunesse vers une certaine responsabilité politique et pour le faire, je crois que seule une ‘coproduction’ citoyenne entre les responsables politiques et le citoyen peut changer le cours de choses.

Les opinions et commentaires exprimés dans ce texte sont ceux de l’auteur.

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