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Ukraine : la police repoussée, les manifestants crient victoire

AFP, VIKTOR DRACHEV

Les forces antiémeutes ukrainiennes ont renoncé, mercredi 11 décembre, àdéloger les milliers de manifestants pro-européens rassemblés sur la place de l’Indépendance et dans la mairie de Kiev. Après avoir commencé à occuper une partie de la place principale de la capitale, dans la nuit, les forces de l’ordre sont reparties en milieu de matinée sous la pression de la foule, laissant les manifestants crier victoire.

« C’est ici que se fait le destin de l’Ukraine ! », a lancé de la scène installée parmi les tentes et les barricades Arseni Iatseniouk, un responsable du parti de l’opposante emprisonnée Ioulia Timochenko. « Nous l’avons fait ! », a lancé le leader nationaliste Oleg Tiagnybok.

L’ancien boxeur Vitalie Klitschko, chef de file du parti libéral Udar, a exclu toute forme de « compromis » avec le gouvernement. « Nous avions prévu des discussions avec Ianoukovitch. Nous en déduisons [qu’il] ne souhaite pasdiscuter avec le peuple et ne comprend que la force physique, qu’il utilise contre les manifestants », a-t-il lancé.

Lire le décryptage Les visages de la contestation en Ukraine

Le ministre de l’intérieur, Vitali Zakharchenk, a affirmé que les opérations policières de la nuit n’avaient en réalité été destinées qu’au… « déblaiement des voies publiques enneigées ». Il a par ailleurs assuré que la police ne mènerait pas d’assaut général contre les manifestants.

« Je veux que tout le monde se calmePersonne ne violera votre droit à manifester pacifiquement, mais prenez en compte les droits des autres citoyens. »

« DEMAIN LE RÉGIME COULERA »

 

 

Dès 1 heure du matin, les policiers avaient commencé à franchir les barricades placées par les manifestants pro-Union européenne qui occupent la place de l’Indépendance. Si la foule a d’abord cru à un assaut rapide, l’affrontement semblait devoir s’éterniser, les policiers avançant par étapes vers le cœur de la zone occupée par la scène. Les manifestants les plus radicaux semblaient prêts à l’affrontement tandis que d’autres lançaient des appels au calme et invitaient les policiers à désobéir, le tout dans une ambiance fervente et joyeuse, selon l’envoyé spécial du Monde sur place.

Lire notre reportage « Nous sommes ukrainiens comme vous, ne nous attaquez pas »

« Ne nous faites pas de mal ! », avait lancé à l’aide d’un mégaphone la chanteuse Rouslana, qui a rejoint les opposants à la décision du chef de l’Etat, annoncée le 21 novembre, de renoncer à un accord d’association avec l’Union européenne et d’opter pour un rapprochement avec Moscou« Nous ne pardonnnerons pas. Demain il y aura ici des millions de personnes et le régime coulera », a lancé de la scène Arseni Iatseniouk, ajoutant que le président Viktor Ianoukovitch avait« craché à la figure de l’Amérique et des vingt-huit pays de l’UE ».

L’UKRAINE DEMANDE 20 MILLIARDS D’EUROS À L’UE

Dans le même temps, le premier ministre, Mykola Azarov, a affirmé que l’Ukraine avait besoin de 20 milliards d’euros d’aide européenne pour signer un accord d’association avec l’UE en limitant ses conséquences pour son économie.

« Nous proposons de régler la question d’une aide financière à l’Ukraine. Nous avons défini son montant approximatif : 20 milliards d’euros. Nous ne parlons pas d’une aide à fonds perdus du budget européen, nous sommes réalistes, nous proposons que l’Union européenne participe aux investissements dans des projets communs mutuellement avantageux, comme l’élargissement et la modernisation des couloirs de transport ».

L’Ukraine, en grande difficulté économique et financière, a renoncé en novembre àsigner un accord d’association avec l’Union européenne prévoyant la mise en place d’une zone de libre échange, invoquant les pertes économiques qu’une crise avec Moscou ferait subir au pays.

L’Union européenne a aussi rejeté la demande de Kiev« Ces accords sont bons pour la prospérité de l’Ukraine. Nous n’allons pas jouer avec les chiffres. La prospérité de l’Ukraine ne peut pas être l’objet d’un appel d’offres où le mieux disant gagne le prix », a déclaré un porte-parole de la Commission européenne, Olivier Bailly, lors d’un point de presse. L’UE a réaffirmé que l’accord restait « sur la table » et qu’elle était prête à discuter de sa « mise en œuvre », mais en aucun cas à « rouvrir les négociations ».

Lire notre décryptage : Cinq questions sur la crise politique en Ukraine

 

Les forces de l'ordre ont renoncé à déloger les occupants de la mairie de Kiev et ont quitté la place de l'Indépendance, toujours occupée par des milliers de pro-européens.

 

Source: Le Monde

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