Latest News:

Trump tells FBI: ‘I have your back 100%’ -

Friday, December 15, 2017

Mueller requests emails from Trump campaign data firm: report -

Friday, December 15, 2017

GOP changes child tax credit in bid to win Rubio’s vote -

Friday, December 15, 2017

Trump Jr. is berated for tweet about ‘Obama’s FCC’ chair, net ‘neutality’ -

Friday, December 15, 2017

Prince Harry and Meghan Markle to marry on 19 May 2018 -

Friday, December 15, 2017

Walt Disney buys Murdoch’s Fox for $52.4bn -

Thursday, December 14, 2017

Roy Moore says Alabama election ‘tainted’ by outside groups -

Thursday, December 14, 2017

Eric Holder warns GOP: ‘Any attempt to remove Bob Mueller will not be tolerated’ -

Thursday, December 14, 2017

Former British prime minister: Trump attacks on press are ‘dangerous’ -

Thursday, December 14, 2017

China says war must not be allowed on Korean peninsula -

Thursday, December 14, 2017

Megyn Kelly left Fox News in part due to O’Reilly: report -

Saturday, April 15, 2017

North Korea warns against U.S. ‘hysteria’ as it marks founder’s birth -

Friday, April 14, 2017

British spies were first to spot Trump team’s links with Russia -

Thursday, April 13, 2017

China warns against force as North Korea prepares celebration -

Thursday, April 13, 2017

U.S. drops ‘mother of all bombs’ on Islamic State in Afghanistan -

Thursday, April 13, 2017

Boris Johnson calls off Moscow visit over Syria -

Saturday, April 8, 2017

Los Angeles Clippers vs Utah Jazz,Atlanta Hawks vs Portland Blazers -

Tuesday, February 14, 2017

Trump national security aide Flynn resigns over Russian contacts -

Monday, February 13, 2017

Israel bars Peru’s fugitive ex-leader Alejandro Toledo -

Sunday, February 12, 2017

Germany president: Steinmeier chosen by lawmakers -

Sunday, February 12, 2017

Les Pussy Riot veulent toujours«chasser» Poutine du pouvoir

Les Pussy Riot

Maria Alekhina et Nadezhda Tolokonnikova (à droite), en conférence de presse à Moscou, vendredi.

IVAN SEKRETAREV

Agence France-Presse
MOSCOU

Les deux jeunes femmes du groupe contestataire russe Pussy Riot, libérées cette semaine après avoir été amnistiées, ont montré vendredi leur détermination à «chasser» Vladimir Poutine du pouvoir.

Arrivées à Moscou dans la matinée, Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina ont présenté leur projet de défense des droits des prisonniers lors de leur première conférence de presse depuis leur libération, dans les locaux de la chaîne câblée proche de l’opposition Dojd.

Répondant pendant deux heures aux questions des journalistes russes et étrangers, elles ont une nouvelle fois eu des mots très durs à l’égard du président russe.

«En ce qui concerne Vladimir Poutine, nous n’avons pas changé de position», a déclaré Mme Tolokonnikova, 24 ans.

«Nous voudrions continuer à faire ce pour quoi on nous a mises en prison. Nous voulons comme auparavant le chasser» du pouvoir, a-t-elle ajouté.

Elle faisait allusion à la «prière punk» qu’elle avait chanté en février 2012 avec quatre autres jeunes femmes du groupe, masquée, dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, qui demandait à la Sainte Vierge de «chasser Poutine» du pouvoir.

Cette action lui a valu, ainsi qu’à Maria Alekhina et une troisième jeune femme, Ekaterina Samoutsevitch, d’être condamnée à deux ans de camp pour «hooliganisme».

Alors qu’Ekaterina Samoutsevitch a été libérée quelques mois plus tard, sa peine ayant été commuée en sursis, Nadejda et Maria ont elle purgé près de 21 mois en détention dans des camps reculés russes avant d’être amnistiées à la faveur d’une loi votée par le Parlement à l’occasion des 20 ans de la Constitution russe.

«Poutine est un tchékiste»

«Poutine est un tchékiste (un terme de l’époque soviétique pour évoquer des membres des services de sécurité, la Tcheka étant l’ancêtre du KGB, ndlr) fermé, opaque, avec une multitude de craintes, il a vraiment peur de beaucoup de choses», a jugé Mme Tolokonniva vendredi.

«Je pense qu’il pense vraiment que l’Occident est une menace pour notre pays», a-t-elle ajouté.

Pour M. Poutine, «il y a en permanence des conspirations, des soupçons», a renchéri Mme Alekhina, 25 ans.

Mais «si une personne essaie de tout contrôler (…) alors tôt ou tard, et plutôt tôt, le contrôle lui échappera des mains. Tout d’abord parce que c’est impossible de tout contrôler», a-t-elle averti.

Interrogées sur la personne qu’elles aimeraient voir à la présidence, Mme Tolokonnikova a répondu: «J’aimerais beaucoup inviter Mikhaïl Borissovitch (Khodorkovski, ndlr) à ce poste».

L’ex-oligarque critique du Kremlin a lui aussi été récemment libéré après avoir été gracié la semaine dernière à la surprise générale par M. Poutine, au terme de plus de dix ans de prison.

Aussitôt parti pour l’Allemagne, il a exclu de se lancer dans le combat politique à proprement parler, et de financer l’opposition, mais a promis de se consacrer à la défense des prisonniers politiques.

Saluant une personne «forte, tenace», qui avait passé bien plus de temps qu’elles en prison, Mme Tolokonnikova l’a invité à joindre ses forces aux leurs. Elle a aussi indiqué que l’opposant Alexeï Navalny s’engageait aussi dans leur projet.

Les deux jeunes femmes ont par ailleurs une nouvelle fois appelé au boycott des jeux Olympiques qui doivent se tenir en février à Sotchi, sur les bords de la mer Noire, avertissant que s’y rendre était «un choix politique».

Dès leur remise en liberté, elles avaient dénoncé leur amnistie comme une simple «opération de communication» en prévision des JO.

Cette loi d’amnistie a aussi permis l’abandon des charges contre les 30 militants de Greenpeace, parmi lesquelles figuraient 26 non-Russes, arrêtés fin septembre pour une action contre une plateforme pétrolière dans l’Arctique visant à dénoncer les risques de l’exploitation d’hydrocarbures dans cette zone aux écosystèmes particulièrement fragiles.

Six d’entre eux ont pu quitter la Russie vendredi, un autre étant déjà parti jeudi soir, mettant fin à une saga de trois mois qui a soulevé un tollé international.

Comments are closed.

Yahoo! Status Checker by Techya