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En Centrafrique, le président Michel Djotodia est sur la sellette

Il y a une dizaine de jours, la population de Bangui a étrangement bravé le couvre-feu, les gens sont sortis devant leur maison au milieu de la nuit et ont commencé à crier leur joie et à chanter : une rumeur courait que le président centrafricain, Michel Djotodia, venait de démissionner. Les hommes de la Séléka au pouvoir ont sorti les kalachnikovs et tiré en l’air dans la nuit banguissoise, indiquant que leur règne n’était pas fini. La rumeur était infondée.

Ces jours-ci, aucune rumeur ne semble encore courir au sein de la population de la capitale centrafricaine, tout aussi étrangement car M. Djotodia serait, cette fois, sur le départ, que certains annoncent imminent. Le bruit semble pour l’instant cantonné aux cercles politiques, diplomatiques et militaires. « Son sort est scellé. Le président Djotodia va partir », annonce un diplomate. Diverses sources centrafricaines, régionales et françaises confirment au Monde le fait qu’un mois après le déclenchement de l’intervention militaire à Bangui, plus personne n’imagine que Michel Djotodia puisse diriger son pays.

Des diplomates affirment que la démission du président a failli avoir lieu le 6 janvier, mais qu’il s’est ravisé après une réunion avec d’autres chefs de la Séléka. A Bangui, une « adresse à la nation » du chef de l’Etat a été annoncée à la presse mardi, avant d’être annulée. D’autres pensent que son départ pourrait être entériné au sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, convoqué à la surprise générale jeudi 9 janvier à N’Djamena au Tchad. D’autres attendent de connaître le scénario politique alternatif.

NE PAS APPARAÎTRE COMME « PUTSCHANT UN PUTSCHISTE »

Bien que Paris ne veuille pas « apparaître comme putschant un putschiste », comme le note un observateur, le sort de M. Djotodia aurait été scellé pendant la tournée dans la région du ministre français de la défense, Jean-Yves Le Drian, qui, outre en Centrafrique, s’est rendu du 1er au 3 janvier au Congo, au Gabon et deux fois au Tchad afin de s’entretenir avec le président Idriss Déby, « parrain » de la Séléka centrafricaine. « Cette tournée a permis à la France de revenir dans le jeu politique, alors qu’elle en était exclue, affirme un conseiller du ministre. La Séléka est un fauteur de troubles. »

 

Distribution de nourriture au camp de dŽéplacŽés de ˆl'aéŽroport de Bangui, le 8 janvier.

 

Idriss Déby se serait récemment résolu à l’idée de revoir son scénario centrafricain. « Les faits sur le terrain depuis un mois ont convaincu Déby delâcher Djotodia. Il a été surpris, fâché et humilié par le sort qu’ont subi les Tchadiens de Bangui », explique un politique centrafricain. Idriss Déby serait en train de chercher une solution avec son homologue congolais Denis Sassou-Nguesso, qui a fait part de sa vive inquiétude quant à une implosion de la Centrafrique. Les présidents gabonais et camerounais sont également consultés.

La parole de la France pèsera fortement. « Paris a sans doute sauvé la population de Bangui en lançant “Sangaris” mais a sous-estimé la crise politique, note un observateur. Hollande va devoir dire à ses homologues africains, même discrètement, ce que souhaite la France. »

« DJOTODIA S’EST FAIT À L’IDÉE »

« Djotodia s’est fait à l’idée de son départ. Le premier ministre Nicolas Tiangaye devrait également sauter, raconte un diplomate. Et les autres chefs de la Séléka ont compris que ces deux hommes ne pouvaient plus prétendre piloter la période de transition devant mener le pays à des élections. Ils ont aussi intégré le fait que ce n’était pas un complot de la France seule, mais que les dirigeants de la région souhaitent désormais un changement de pouvoir. »

Les diplomates interrogés insistent tous sur un constat : l’Etat centrafricain n’existe plus, la Séléka l’a détruit. Tandis que Michel Djotodia est retranché dans son QG du camp de Roux, sur les hauteurs de Bangui, Nicolas Tiangaye ne gouverne rien. Les ministères sont fermés ou vides. Les 20 000 fonctionnaires ne sont pas payés. Quasiment aucune institution ne fonctionne. Et en province, l’Etat a totalement disparu.

Dans l’attente du sommet de N’Djamena, les forces militaires française (Sangaris) et africaine (Misca) ont revu leur dispositif. Leur présence nettement plus musclée sur le terrain ces derniers jours se traduit déjà par une baisse significative des affrontements. Mais les officiers craignent les réactions à un départ de Michel Djotodia.

Les soldats de la Séléka, officiellement cantonnés dans leurs casernes mais de fait loin d’être désarmés, manifesteront-ils leur mécontentement ? Les combattants anti-Séléka, stationnés dans les quartiers périphériques et dans la brousse autour de Bangui, profiteront-ils de la situation pour tenter de s’emparerde la capitale ? « Sangaris se prépare à cette probable nouvelle étape, affirme un diplomate. Des contacts sont pris avec tous les mouvements armés. » Chacun tente de se persuader que, dans le chaudron de Bangui, les combattants resteront l’arme au pied.

Regarder l’infographie interactive Pourquoi la France intervient en Centrafrique

 

 

 

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