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L’opposition ukrainienne et Ianoukovitch s’entendent

AMÉLIE HERENSTEIN
Agence France-Presse
Kiev, Ukraine
L’opposition a décidé vendredi de signer un accord avec le président ukrainien Viktor Ianoukovitch, a déclaré l’un de ses principaux leaders, Oleg Tiagnibok, cité par l’agence Interfax.

Le président ukrainien a annoncé vendredi des concessions majeures à l’opposition, dont une élection présidentielle anticipée, la formation d’un gouvernement de coalition et une réforme constitutionnelle, après les violences qui ont fait près de 80 morts depuis mardi.

«J’annonce le lancement d’une procédure en vue d’une présidentielle anticipée», a déclaré le président dans un communiqué, sans avancer de date et sans se montrer à la télévision.

«Je lance aussi le processus du retour à la Constitution de 2004» qui réduirait les pouvoirs présidentiels au profit du gouvernement et du Parlement, ainsi que la formation d’un «gouvernement d’unité nationale», a-t-il ajouté.

Il répond ainsi à des revendications majeures de l’opposition, qui occupe depuis trois mois jour pour jour la place Maïdan au coeur de la capitale ukrainienne.

Elles pourraient toutefois ne pas être considérées comme suffisantes après les violences qui ont fait près de 80 morts depuis mardi, un niveau de violence inédit pour ce jeune pays issu de l’ex-Union soviétique, et qui n’avait pas été vu aux portes de l’UE depuis 20 ans.

Les trois leaders de l’opposition se consultaient en début d’après-midi et devaient rencontrer le président plus tard, a indiqué à l’AFP la porte-parole de l’un d’eux Vitali Klitschko.

«Je pense que Ianoukovitch doit partir maintenant et ne jamais revenir, et nous n’avons pas besoin d’élections. Il ne devrait pas être autorisé à participer aux élections», a réagi Ludmila, une manifestante interrogée par l’AFP sur Maïdan peu après l’annonce.

Les délégations européennes présentes à Kiev pour négocier n’avaient pas exclu dans la matinée l’obtention d’un accord «temporaire» mais semblaient elles aussi demeurer sur une ligne prudente.

«Moment délicat concernant l’accord sur le règlement de la crise en Ukraine. Toutes les parties doivent avoir en tête qu’un compromis ne peut pas être satisfaisant à 100%» pour tous, a écrit le ministre polonais Radoslaw Sikorski sur son compte Twitter après avoir rencontré le président Victor Ianoukovitch.

Sur le terrain, le Maïdan, la place au coeur de la contestation, se trouve de nouveau sous le contrôle total des manifestants, qui s’emploient toujours à consolider leurs barricades, constituer des réserves de pavés et de cocktails molotov. Les policiers ont reculé leurs positions de plusieurs centaines de mètres.

Le ministère ukrainien de l’Intérieur a accusé vendredi matin des manifestants d’avoir ouvert le feu sur des policiers en essayant de percer les cordons en direction du parlement. Des manifestants interrogés sur place par l’AFP ont démenti l’incident, accusant la police d’avoir usé de grenades assourdissantes.

Quelque 20 000 protestataires s’affairaient dans les tentes et sur les barricades ou écoutaient des discours, chants ou prières devant une estrade, a constaté l’AFP. Le métro, resté fermé deux jours, fonctionnait de nouveau vendredi.

Ces différentes annonces font suite à une journée et une nuit entière de négociations, auxquelles a également participé un représentant de la Russie.

Le bilan des affrontements entre manifestants et policiers, qui ont tiré à balles réelles, s’élève à 77 morts depuis mardi, selon un bilan du ministère de la Santé. Quelque 577 personnes ont été blessés dont 369 hospitalisés, a-t-il ajouté.

Le chef adjoint de l’Etat-major de l’armée ukrainienne, Iouri Doumanski, a annoncé vendredi sa démission pour protester contre les tentatives d’impliquer l’armée dans le conflit.

«Aujourd’hui on implique l’armée dans le conflit civil, cela peut entraîner des morts en grand nombre», a-t-il déclaré sur la chaîne Kanal 5.

 

Viktor Ianoukovitch... (PHOTO GENYA SAVILOV, AFP) - image 2.0

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Viktor Ianoukovitch

PHOTO GENYA SAVILOV, AFP

Poursuites contre Ianoukovitch

Le Parlement ukrainien s’est réuni vendredi pour essayer de voter une réforme constitutionnelle réduisant les pouvoirs du président. Un texte était en cours de préparation en milieu de matinée.

Même si l’accord annoncé par la présidence devait être confirmé, il n’est pas certain qu’il réponde aux attentes des manifestants, dont beaucoup se sont radicalisés en trois mois de crise et réclament le départ pur et simple du président.

«La mise à l’écart immédiate de Ianoukovitch et des poursuites contre lui pour meurtres massifs de civils doivent être la seule exigence du peuple, de l’opposition et de la communauté internationale», a estimé jeudi soir l’opposante emprisonnée Ioulia Timochenko.

Réunis à Bruxelles, les ministres européens des Affaires étrangères ont décidé jeudi de priver de visas et de geler les avoirs de responsables ukrainiens.

De son côté, Washington a haussé le ton, menaçant de prendre des sanctions contre «les gouvernants responsables des violences», un message transmis par le vice-président Joe Biden directement au président Ianoukovitch, tandis que le secrétaire d’État John Kerry a appelé à la fin des violences et «aux morts insensées».

C’est l’annonce de la suspension des négociations sur un accord d’association avec l’Union européenne, au profit d’une relance des relations économiques avec Moscou qui avait conduit le 21 novembre des milliers de personnes à descendre dans la rue.

L’Ukraine est au bord de la faillite, et la Russie a promis l’octroi d’un crédit de 15 milliards de dollars et un important rabais du prix du gaz.

Les violences dans la capitale menacent par ailleurs de s’étendre dans le pays, en particulier à Lviv, bastion de la contestation, où des bâtiments de la police et de l’armée ont été pris d’assaut ces derniers jours, et des dépôts d’armes saisis.

«Le pire scénario que l’on craignait, c’est-à-dire le scénario d’une guerre civile, est malheureusement très réel», a estimé jeudi le premier ministre polonais Donald Tusk.

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