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Le bras de fer se poursuit dans l’est de l’Ukraine

QuestCinq.com
SLAVIANSK et KIEV, Ukraine-Insurgés pro-russes et forces armées ukrainiennes se livraient mercredi un bras de fer tendu dans l’Est, à la veille de pourparlers où Moscou veut exiger une «fédéralisation» qui menace le pays d’éclatement selon le gouvernement pro-européen de Kiev.

Six blindés d’une colonne militaire ukrainienne ont été capturés mercredi par «un groupe russe de saboteurs terroristes», a annoncé le ministère ukrainien de la Défense, après que ces blindés ont été vus rejoignant les insurgés pro-russes dans l’est de l’Ukraine.

Les blindés faisaient partie d’une colonne entrée dans la ville de Kramatorsk, où elle «a été bloquée par des habitants», avant que six des engins ne soient capturés, a précisé le ministère dans un communiqué.

Les services spéciaux ukrainiens ont accusé les groupes armés pro-russes d’avoir reçu l’ordre de «tirer pour tuer» faisant encore monter la pression. Et le ministère ukrainien de la Défense a annoncé mercredi que deux soldats ukrainiens ont été capturés mardi dans la région de Lougansk par des individus armés.

Le ministre ukrainien de la Défense Mikhaïlo Koval s’est rendu mercredi dans l’est du pays, a annoncé le vice-premier ministre ukrainien, Vitali Iarema.

«Le ministre de la Défense s’est rendu dans l’Est et il fera un rapport sur ce qui se passe là-bas», a déclaré M. Iarema, cité par l’agence Interfax-Ukraine.

L’incident est survenu sur l’autoroute près de la ville de Krasny Loutch où les deux militaires ont été «capturés et emmenés dans une direction inconnue par des extrémistes» après s’être arrêtés pour réparer une panne de leur voiture de service, précise le ministère dans un communiqué.

Une colonne de six transports de troupes blindés, arborant le drapeau russe, stationnait à Slaviansk, à quelques kilomètres au nord, ville emblématique de la dernière série d’insurrections pro-russes, contrôlée depuis dimanche par des insurgés armés.

Les blindés étaient arrivés dans la matinée depuis la localité voisine de Kramatorsk, quelques kilomètres plus au sud.

Plusieurs dizaines d’hommes vêtus des mêmes uniformes sans insignes, mais avec des rubans de Saint-Georges orange et noir, ordre honorifique des forces armées russes, étaient installés sur les blindés. Ils étaient équipés d’armes de guerre et nombre d’entre eux portaient des cagoules noires.

La provenance des blindés n’était pas immédiatement connue, l’agence Interfax-Ukraine affirmait qu’il s’agissait de blindés ukrainiens pris par les pro-russes à leur entrée dans Kramatorsk, mais ni le ministère ukrainien de l’Intérieur, ni celui de la Défense, interrogés par l’AFP n’ont reconnu la perte de tels équipements.

Mardi, les troupes ukrainiennes avaient avancé en direction de cette localité depuis le nord et le sud, pour prendre les séparatistes en étau.

«Hommes verts»

Les autorités de Kiev et les Occidentaux affirment que les «hommes verts», comme des groupes armés sont surnommés en Ukraine, sont en fait des militaires russes, à l’image de ceux qui étaient intervenus en mars dans la péninsule ukrainienne de Crimée avant son rattachement à la Russie.

La Russie dément, accusant au contraire les autorités pro-européennes issues du renversement fin février d’un régime pro-russe lors de soulèvements violents à Kiev, d’avoir conduit le pays «au bord de la guerre civile», comme le président Vladimir Poutine l’a encore dit à la chancelière allemande Angela Merkel mardi soir au téléphone.

Les autorités de Kiev, que Moscou ne reconnaît pas, avaient lancé dimanche une «opération antiterroriste de grande envergure» dans l’Est russophone du pays pour reprendre la main après la deuxième série de soulèvements pro-russes en une semaine, qui a vu des séparatistes s’emparer de bâtiments publics dans plus d’une demi-douzaine de villes.

Mercredi matin, dans un nouveau défi au pouvoir central, un groupe d’hommes cagoulés et armés a pénétré dans la mairie de Donetsk, grande ville de l’est de l’Ukraine, où des séparatistes avaient déjà proclamé une «république souveraine». Les inconnus n’empêchaient pas les employés d’entrer et sortir du bâtiment, affirmant avoir pour seule revendication l’organisation d’un référendum sur la «fédéralisation» de l’Ukraine.

Les pro-russes réclament en effet un rattachement à la Russie, ou au minimum une «fédéralisation» de l’Ukraine, pour donner de grands pouvoirs aux régions.

Tout en se disant prêt à une «décentralisation», le gouvernement de Kiev refuse une fédération, porte ouverte selon lui au démembrement du pays.

Volontaires de Crimée et déserteurs

Les militaires arrivés mercredi à Slaviansk pour renforcer le camp pro-russe sont des volontaires de Crimée et des déserteurs de l’armée ukrainienne, a déclaré l’un d’entre eux à des journalistes.

«Je suis membre des forces d’autodéfense de Crimée. Nous sommes une dizaine dans mon cas. Les autres sont des soldats ukrainiens, environ 150 hommes, qui sont passés de notre côté», a déclaré cet homme qui a refusé de s’identifier autrement que sous le pseudonyme de «Balou», 50 ans.

Selon lui, les six blindés qui sont arrivés mercredi matin au centre de Slaviansk, appartenaient à une unité de parachutistes ukrainiens qui a été arrêtée par la foule à Kramatorsk, à une vingtaine de kiloètres de Slaviansk.

«Nous avons pris le contrôle de ces blindés, qui étaient destinés à écraser la rébellion à Slaviansk, et les soldats sont passés de notre côté», a affirmé «Balou».

Cet homme, qui accepte de parler avec les journalistes alors que tous les autres militaires refusent, dément la présence à Slaviansk et dans la région d’unités spéciales de l’armée russe, contrairement à ce qu’affirment Kiev et les Occidentaux.

D’où viennent les armes et l’équipement de ces «volontaires de Crimée»? «L’équipement, nous l’avons acheté ici dans un magasin. Les armes nous ont été données par les milices d’autodéfense de la région», assure-t-il.

«Nous resterons ici avec les tanks jusqu’à ce que le peuple ait pu décider de son avenir par référendum», pour un rattachement à la Russie ou une large autonomie au sein de l’Ukraine, déclare-t-il, s’attirant les acclamations de la petite foule d’habitants de Slaviansk qui l’entoure.

«On compte sur vous, on ne veut pas vivre sous un régime fasciste imposé par Kiev», lui lance une retraitée, qui s’inquiète d’une éventuelle opération militaire des forces ukrainiennes.

«L’armée ukrainienne ne va pas tirer contre le peuple. Ceux qui pourraient le faire, ce sont des mercenaires, des fascistes. Nous les écraserons», la rassure «Balou».

La ville de Slaviansk, 140 000 habitants, est tombée samedi sous le contrôle de militants pro-russes qui se sont emparés de la mairie, du poste de police et du siège local des services secrets.

Ces militants ont récupéré ainsi un nombre indéterminé d’armes qui ont été distribuées aux groupes locaux d’autodéfense.

«Mur de Berlin»

Le premier ministre Arseni Iatseniouk a d’ailleurs accusé mercredi la Russie de vouloir «construire un nouveau mur de Berlin et un retour à la guerre froide».

Les pourparlers Ukraine/Russie/États-Unis/Union européenne prévus jeudi à Genève s’annoncent donc extrêmement tendus.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a ainsi pointé du doigt un État ukrainien «qui a cessé de fonctionner», estimant que seule la fédéralisation» pouvait permettre de sortir de la crise.

M. Poutine et Mme Merkel ont de leur côté «exprimé l’espoir que la rencontre de Genève puisse donner un signal clair pour faire revenir la situation dans un cadre pacifique».

En cas d’échec de cette réunion, les États-Unis ont indiqué être prêts à imposer de nouvelles sanctions contre Moscou. Selon le département d’État, cela pourrait vouloir dire cibler davantage d’individus que ceux visés par les sanctions existantes, voire interdire l’accès à certains secteurs économiques clés comme les mines, l’énergie et les services financiers.

L’escalade des tensions dans l’est de l’Ukraine a attisé les craintes d’une intervention russe, la Russie ayant massé jusqu’à 40 000 hommes à la frontière selon l’OTAN. Le président Poutine a de longue date affirmé qu’il défendrait «à tout prix» les populations russophones de l’ex-URSS et le Kremlin a assuré lundi qu’il recevait «de nombreux appels à l’aide» des régions insurgées de l’est de l’Ukraine.

L’OTAN renforce sa présence en Europe orientale

L’OTAN a annoncé mercredi un renforcement des mesures de défense aérienne, maritime et terrestre de ses pays membres d’Europe orientale, comme les pays baltes et la Pologne, en réaction à l’évolution de la crise en Ukraine.

«Nous allons avoir plus d’avions dans le ciel, plus de navires en mer et la préparation des forces terrestres sera renforcée», a déclaré le secrétaire général de l’Alliance, Anders Fogh Rasmussen, à l’issue d’une réunion des ambassadeurs des 28 pays membres à Bruxelles.

Source: NICOLAS MILETITCHSTÉPHANE ORJOLLET, Agence France-Presse

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