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L’Ukraine accuse Moscou de vouloir la détruire

Michel MOUTOT
Agence France-Presse
ODESSA

L’Ukraine a accusé la Russie de chercher à la «détruire» après la propagation des troubles séparatistes dans l’est du pays et les violences à Odessa, où les pro-russes ont attaqué dimanche un bâtiment de police.

Environ 2000 personnes ont lancé dimanche après-midi un assaut contre le siège de la police de cette ville portuaire du sud, a constaté l’AFP.

Les assaillants ont réclamé et obtenu la libération d’une partie de leurs camarades. Plus d’une centaine de personnes avaient été arrêtées vendredi après de violents heurts entre des pro-russes et partisans de l’Ukraine unie. Ces violences avaient entraîné un incendie criminel dans lequel ont péri une quarantaine de personnes, principalement des pro-russes.

«Ce qui s’est passé à Odessa fait partie du plan de la Fédération de Russie pour détruire l’Ukraine et son État», a pour sa part accusé dimanche le premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk, arrivé dans la matinée à Odessa.

«Le but de la Russie était de répéter à Odessa ce qui se passe dans l’est du pays», a-t-il ajouté, soulignant que «notre union sera la meilleure réponse à ces terroristes».

Dimanche marquait en Ukraine le deuxième jour de «deuil national» pour les victimes de la tragédie.

M. Iatseniouk, apparaissant en costume et cravate noirs en signe de deuil, a également annoncé le limogeage et le remplacement de tous les hauts responsables de la police de la ville.

Des témoins à Odessa ont raconté à l’AFP le déroulement du drame de vendredi: l’incendie, selon eux, est le fruit d’une vengeance de milliers de supporteurs de football et de manifestants pro-Ukraine, furieux d’avoir été violemment attaqués plus tôt dans la journée par des militants pro-russes.

Une foule en colère avait envahi et détruit un camp de tentes pro-russes en ville, avant d’assiéger la Maison des Syndicats, où s’étaient réfugiés les militants. Le bâtiment a été incendié à coups de cocktails Molotov, prenant au piège des dizaines de personnes.

«Colère divine»

Le patriarche orthodoxe de Kiev, Filaret, a lui aussi incriminé la Russie: «Les services spéciaux russes sont derrière cette flambée de violence et d’actes terroristes. c’est le gouvernement russe et le président (Vladimir) Poutine qui en sont personnellement responsables», a-t-il lancé dimanche.

S’adressant directement à la Russie et à ses dirigeants, il a ajouté: «Arrêtez, ne multipliez pas vos péchés, ne provoquez pas un nouveau bain de sang. Ne vous attirez pas la colère divine!».

La nuit de samedi à dimanche s’est déroulée sous haute tension dans l’est avec de nombreux incidents et violences signalés dans le bassin minier oriental du Donbass, frontalier de la Russie, qui regroupe les régions de Lougansk et Donetsk.

Des incidents ont été signalés samedi soir à Lougansk, Donetsk, Marioupol. Les ruines fumantes de barrages rebelles détruits lors de combats nocturnes étaient visibles près de Kostiantynivka.

À Kramatorsk, toujours sous le contrôle des rebelles dimanche après l’attaque par l’armée d’un barrage à proximité samedi, «les gens ont très peur», a déclaré un militant pro-russe, Artiom Gaspogrian. «Personne ne pensait qu’il pourrait y avoir des opérations militaires à Kramatorsk».

Dans Slaviansk même, l’atmosphère était relativement calme après la libération samedi d’une équipe d’observateurs de l’OSCE après huit jours aux mains d’insurgés pro-russes.

À Kharkiv, environ 500 militants pro-russes ont ignoré une interdiction de manifester et se sont rassemblés devant un monument de Lénine en clamant qu’ils «n’oublieraient pas» et «ne pardonneraient pas» les événements d’Odessa. «Slaviansk ville héroïque», clamaient-ils aussi.

«Une fois terminée l’opération à Slaviansk et Kramatorsk, nous allons mener une phase active de l’opération dans d’autres villes» contrôlées par les séparatistes, avait prévenu samedi soir le secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense, Andriï Paroubiï.

«Le sang coule en Ukraine» 

La Russie a pour sa part dénoncé dimanche un «blocus» sur les informations diffusées en Occident sur les «événements tragiques» en Ukraine.

«Même dans les cercles de l’OSCE, personne ne sait que le sang coule en Ukraine et que l’armée tire sur des gens désarmés. De quelle liberté de parole et de la presse peut-on parler dans de telles conditions?, s’est indigné le ministère des Affaires étrangères.

La Russie, que les Occidentaux et Kiev accusent de téléguider en sous-main les troubles dans l’est, avait jugé samedi «pour le moins absurde de parler d’élections» en Ukraine dans le contexte actuel de violences, alors qu’un scrutin présidentiel anticipé est prévu le 25 mai pour élire le successeur de Viktor Ianoukovitch, renversé en février.

Le journal allemand Bild am Sonntag a par ailleurs rapporté que des dizaines de spécialistes des services de renseignement et de la police fédérale des États-Unis conseillent le gouvernement ukrainien pour l’aider à mettre un terme à la rébellion dans l’est et à mettre en place un dispositif de sécurité efficace.

Bild a précisé que les agents n’étaient pas directement engagés dans les affrontements avec les séparatistes pro-russes. «Leur activité est cantonnée à la capitale, Kiev», selon lui.

Odessa: rassemblement pro-Kiev près des escaliers Potemkine

Dans une ville traumatisée par la mort vendredi d’une quarantaine de personnes dans des affrontements et un incendie, environ 300 partisans de l’unité de l’Ukraine se sont rassemblés dimanche au sommet des fameux «escaliers Potemkine» à Odessa pour rendre hommage à leurs victimes.

Pour les orateurs sur une petite estrade comme dans la foule, seuls les supporteurs de football et les manifestants pro-Kiev tués par balles ou par des éclats de grenade au début des affrontements, alors qu’ils étaient attaqués par environ 200 partisans pro-russes masqués et armés, méritent d’être mentionnés.

Le décompte des victimes, de source hospitalière, fait état d’au moins quatre tués et dix blessés par balles. Les autres victimes, pro-russes, ont péri, la plupart asphyxiées, plus tard, dans l’incendie du siège des syndicats dans lequel ils s’étaient réfugiés, poursuivis par une foule furieuse.

Après avoir chanté l’hymne national ukrainien, les manifestants rassemblés sous la statue d’Armand-Emmanuel-Sophie-Septimanie de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu et gouverneur d’Odessa en 1803, ont écouté des orateurs dénoncer le rôle des services secrets russes dans ce qui s’est  passé vendredi dans le centre d’Odessa.

«Tous ces morts dans la maison des syndicats c’est horrible, mais ce ne sont pas les nôtres qui ont répandu le premier sang», affirme une femme, ruban jaune et bleu à la boutonnière. «Ce sont des agresseurs venus en bus de Donetsk qui ont lancé cette attaque. Nous avons résisté, gloire à Odessa !».

Par crainte d’une action de représailles des activistes pro-russes, la marche en faveur de l’unité qui part tous les dimanche à midi de cet endroit symbolique vers le centre-ville a été annulée dimanche.

«Nous avons fait savoir sur notre site et par les réseaux sociaux que le rassemblement était annulé, mais nous pensons que des gens iront quand même», avait confié samedi à l’AFP Natalia Petropavlovska, l’une des responsables dans la ville du mouvement pro-Maïdan.

Pendant que les orateurs s’expriment, le regard de Roman Levinski, petit homme trapu rendu plus costaud encore par le gilet pare-éclats qu’il a glissé sous son blouson, scrute les environs. «Je suis venu pour protéger les gens, en cas de nouvelle attaque», dit-il.

Il porte des rangers, un blouson noir et une casquette militaire. «J’ai participé aux combats vendredi, je suis membre des forces d’auto-défense. Certes, l’armée russe n’est pas loin de la frontière dans les provinces de l’Est, mais il y a en Ukraine beaucoup de patriotes qui refusent de vivre sous le joug de Moscou».

Alexi Doniy, un parlementaire venu de Kiev, monte sur l’estrade et tend à bout de bras des photos agrandies sur lesquelles on distingue au premier plan un homme casqué et cagoulé tirant au revolver et juste derrière lui un officier de police qui regarde la scène.

«Nous avons identifié ce policier et nous allons au parlement nous assurer que des poursuites vont être lancées contre lui», clame-t-il. «Regardez, aussi, là et là, les assaillants et certains policiers portent le même brassard rouge. Il faut savoir pourquoi. Il faut que la vérité éclate sur la collaboration entre certains policiers et les séparatistes. J’y veillerai !»

Aux abords de l’esplanade, une trentaine de policiers surveillent les lieux, d’autres attendent dans des bus dans les rues adjacentes. Pendant la réunion, quelques rares touristes se font raconter l’histoire de la mutinerie en 1905 dans le port du cuirassier Potemkine.

La scène du massacre de la foule par les soldats tsaristes dans les escaliers, moment du bravoure du film de Sergueï Eisenstein en 1925, est dans toutes les mémoires, mais n’a en fait jamais existé. En haut des marches, une jeune femme passe avec son bébé dans une poussette noire et jaune à grandes roues, marquée Jeep.

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