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Le président Porochenko s’engage à maintenir l’unité de l’Ukraine

GERMAIN MOYONNICOLAS MILETITCH
Agence France-Presse
KIEV et Donetsk

Petro Porochenko, investi samedi président d’Ukraine, s’est engagé à maintenir l’unité du pays menacée par une insurrection séparatiste meurtrière dans l’Est, dans un climat de détente après un début de dialogue avec la Russie.

Le secrétaire d’État américain John Kerry s’est dit «confiant» quant aux perspectives de désescalade après un bref entretien la veille entre M. Porochenko et Vladimir Poutine en marge des cérémonies du Débarquement en France. «Nous espérons que nous n’aurons pas à imposer des sanctions plus sévères» contre Moscou, menacé d’isolement par Washington depuis l’annexion de la Crimée, a-t-il déclaré.

Le chef de la diplomatie américaine a dit espérer «dans les prochains jours des gestes pour réduire la tension, avec la possibilité d’un cessez-le-feu».

Élu le 25 mai avec 54,7 % des voix, le milliardaire pro-occidental de 48 ans a prêté serment devant le Parlement sur la Constitution et l’Évangile et a été déclaré cinquième président de l’Ukraine indépendante. Ancien ministre de l’Économie et des Affaires étrangères, magnat du chocolat, il succède ainsi à Viktor Ianoukovitch, destitué fin février après un bain de sang sur le Maïdan de Kiev, à l’issue de trois mois de contestation pro-européenne, et en fuite depuis en Russie.

Considéré comme une personnalité rassembleuse, il aura pour lourde tâche de concrétiser les aspirations européennes, de sortir le pays d’une profonde récession aggravée par la crise actuelle. Mais son défi le plus urgent sera de rassembler un pays en quasi état de guerre civile.

S’adressant aux habitants de la région industrielle russophone du Donbass contrôlée en grande partie par les rebelles et où il compte se rendre rapidement, Petro Porochenko a promis de mener une décentralisation du pouvoir et de garantir l’usage libre de la langue russe.

Il a en revanche refusé tout «compromis» avec la Russie sur l’orientation européenne de son pays et sur l’appartenance de la Crimée à l’Ukraine. «La Crimée a été et restera ukrainienne», a-t-il déclaré, provoquant des applaudissements du public, dont le vice-président américain Joe Biden et plusieurs chefs d’État d’Europe centrale et orientale. «Je l’ai dit clairement au dirigeant russe en Normandie», a-t-il ajouté.

«Partenaire sérieux» pour Moscou

En France, les deux chefs d’État ont convenu de lancer des négociations rapidement à Kiev, du jamais vu dans l’escalade de ces derniers mois, alors que les séparatistes étendent chaque jour leur emprise sur l’Est industriel du pays.

L’homme fort du Kremlin, qui n’a pas officiellement reconnu la victoire de M. Porochenko, a jugé l’approche du dirigeant ukrainien «juste dans l’ensemble».

Samedi, l’ambassadeur de Russie en Ukraine Mikaïl Zourabov, de retour à Kiev pour la première fois depuis fin février, a jugé «encourageant» le dialogue proposé par M. Porochenko, qualifié de «partenaire sérieux», et indiqué que des contacts de travail pourraient intervenir dans les jours à venir.

«Pour nous il est indispensable de mettre fin à l’opération militaire», a insisté M. Zourabov, cité par Interfax Ukraine.

L’insurrection prorusse et l’offensive lancée par Kiev le 13 avril pour la mater ont fait au total plus de 200 morts. Les forces ukrainiennes ont déploré vendredi la perte d’un avion de transport militaire, abattu par les rebelles, tuant trois membres d’équipage.

Vladimir Poutine a pour sa part donné l’ordre de renforcer les contrôles à la frontière entre les deux pays, dont les insurgés ont pris partiellement le contrôle et où affluent des civils fuyant les combats.

«J’espère que la paix et l’ordre vont enfin revenir en Ukraine», confie Mykola Kopanytsia, un entrepreneur de 52 ans venu assister à la cérémonie militaire qui a suivi l’investiture. Le nouveau président «sait ce qu’il faut faire aussi bien dans l’Est que pour l’intégration européenne».

Face aux responsables européens venus à Kiev, M. Porochenko a plaidé pour une signature du traité de libre-échange avec l’UE, auquel avait brusquement renoncé son prédécesseur en novembre, «au plus tard le 27 juin». Et il n’a pas caché qu’il avait pour objectif à terme une intégration pure et simple de l’Ukraine dans l’Union.

Accueil froid à Donetsk

À Donetsk, sous contrôle des rebelles qui ont empêché la tenue de la présidentielle, l’accueil est mitigé.

«Porochenko est quelqu’un de bien. Il va peut-être réussir à régler la situation», déclare Vladimir, 61 ans, sur la place Lénine.

Tatiana, 56 ans, n’est pas du même avis: «Porochenko n’est pas notre président. Nous avons notre État à nous, la république de Donetsk, même si nous ne sommes pas reconnus pour le moment».

Vladislav Ponomarev, «maire» autoproclamé de Slaviansk, bastion prorusse en proie à d’intenses combats, a rejeté tout dialogue avec M. Porochenko, «un menteur».

Le «président» de la République autoproclamée de Lougansk, dans la région voisine, a lui exclu toute négociation tant que les troupes ukrainiennes mènent l’offensive. «Si Kiev considère que nous sommes tous des terroristes, nous n’avons rien à discuter avec eux», a tranché Valéri Bolotov.

L’investiture de Petro Porochenko a été saluée par l’OTAN et l’UE. «J’ai confiance dans le fait que le leadership du président Porochenko contribuera à la stabilisation du pays, en s’appuyant sur le dialogue politique sans exclusive lancé avant les élections», a notammant écrit le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen.

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