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Irak: le Parlement nomme un nouveau premier ministre

JEAN MARC MOJON
Agence France-Presse
BAGDAD

Le président irakien a chargé lundi Haïdar al-Abadi de former un nouveau gouvernement, écartant le très contesté Nouri al-Maliki après des mois de blocage politique et de conflit armé avec les djihadistes face auxquels l’armée reste impuissante.

Dans ce contexte explosif, la capitale Bagdad était quadrillée par un nombre inhabituel de forces de sécurité, avec de grandes artères bouclées, des ponts fermés, et la Zone verte, abritant les institutions clés, encore plus protégée que d’ordinaire.

Les États-Unis, impliqués pour la première fois militairement en Irak depuis le retrait de leurs troupes fin 2011, ont aussitôt apporté leur soutien à la nomination-surprise de M. Abadi, en l’appelant à «former un gouvernement (d’union) aussi vite que possible».

Aucune réaction n’a pu être obtenue dans l’immédiat auprès des services de M. Maliki, qui dirigeait le gouvernement depuis 2006 et voulait coûte que coûte rester au pouvoir, ou auprès de sa coalition.

La formation d’un gouvernement d’union est réclamée à cor et à cri par la communauté internationale pour faire face à l’offensive lancée le 9 juin par les djihadistes sunnites de l’État islamique (EI) qui continuent de s’emparer de pans de territoires en Irak et de mener des exactions contre les minorités religieuses, poussant à l’exode des centaines de milliers de personnes.

Lors d’une brève cérémonie retransmise en direct à la télévision, le président irakien Fouad Massoum a chargé M. Abadi, actuel premier vice-président du Parlement, de former le prochain gouvernement appelé à rassembler toutes les forces politiques.

«Le pays est entre vos mains», a déclaré M. Massoum à M. Abadi, qui avait été choisi plus tôt par l’Alliance nationale, le bloc parlementaire chiite, comme son candidat au poste de premier ministre.

Haïdar al-Abadi, né en 1952 et titulaire d’un doctorat de l’université de Manchester, était jusqu’ici le premier vice-président du Parlement.

Des armes pour les forces kurdes

M. Abadi, né en 1952, a désormais 30 jours pour former un cabinet.

La coalition de M. Maliki – l’État de droit – fait partie de l’Alliance nationale, mais on ignore si elle a soutenu la candidature de Haïdar al-Abadi.

Cette coalition avait remporté les législatives d’avril et M. Maliki estimait être le mieux placé pour un 3e mandat, mais il était critiqué de toutes parts pour sa politique confessionnelle, qui a aliéné la minorité sunnite, et pour son autoritarisme, même si un grand nombre d’officiers de l’armée le soutiennent.

Encore dimanche soir, il a accusé Fouad Massoum d’avoir violé la Constitution en retardant la nomination d’un premier ministre et annoncé son intention de porter plainte contre lui. Mais dans cette bataille M. Maliki a perdu de précieux alliés, américains ou membres de son propre parti.

«Nous soutenons fermement le président Massoum (qui) a la responsabilité de garantir la Constitution de l’Irak», a ainsi déclaré le secrétaire d’État américain John Kerry avant la nomination de M. Haïdar. «Nous espérons que M. Maliki ne causera pas de problèmes».

D’autant que Washington a décidé, après de fortes hésitations, de venir en aide aux Irakiens en lançant depuis vendredi des frappes avec des avions et des drones contre des positions djihadistes dans le nord, pour contrer leur avancée en direction de la région autonome du Kurdistan et protéger le consulat américain d’Erbil, la capitale.

Lundi, le département d’État a annoncé des livraisons d’armes aux peshmergas, les forces kurdes, commencées la semaine dernière. «Nous leur fournissons des armes de nos stocks», a déclaré une porte-parole.

Situation humanitaire catastrophique

Une réunion extraordinaire des ambassadeurs des pays de l’Union européenne a en outre été convoquée à Bruxelles pour examiner les moyens de contrecarrer l’avancée de l’EI en Irak.

L’armée irakienne a échoué jusque-là à défaire les djihadistes qui se sont emparés de pans entiers du territoire dans l’ouest, l’est et le nord du pays, sans rencontrer de grande résistance.

Dans le Nord, les forces kurdes, sous pression financière et plombées par le poids que représente la sécurisation d’un nombre supplémentaire de régions, ont dû fuir devant l’EI.

Les djihadistes en ont profité pour s’approcher à une quarantaine de km d’Erbil, et s’emparer du barrage de Mossoul, le plus grand du pays.

Les frappes américaines ont néanmoins permis aux peshmergas de reprendre dimanche les villes de Makhmour et Gwer, mais ils ont perdu Jalawla, à 130 km au nord-est de Bagdad.

La situation humanitaire reste, elle, catastrophique: des centaines de milliers de personnes ont été jetées sur les routes par l’avancée djihadiste. Parmi elles, de nombreux chrétiens chassés de Mossoul, deuxième ville du pays tombée aux mains des djihadistes, et de la localité chrétienne de Qaraqosh, prise par l’EI la semaine dernière.

La minorité kurdophone et non musulmane des Yazidis est également menacée depuis la prise de Sinjar, l’un de ses bastions. Réfugiés dans les arides montagnes environnantes, des milliers de Yazidis tentent de survivre entre la famine et les djihadistes, sous des chaleurs pouvant dépasser les 50°.

Les États-Unis et le Royaume-Uni ont largué des vivres aux populations en détresse. Paris a également envoyé de l’aide.

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