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Visite historique du président français à Cuba

ALEXANDRE GROSBOISSABINE WIBAUX
Agence France-Presse
LA HAVANE

Premier chef d’État occidental à se rendre à Cuba depuis l’annonce du dégel entre l’île et les États-Unis, François Hollande effectue lundi une visite historique à La Havane pour défendre les intérêts français et européens dans un pays qui aspire à l’ouverture économique.

«J’arrive ici à Cuba avec beaucoup d’émotion, car c’est la première fois qu’un président de la République française vient à Cuba», a-t-il déclaré à son arrivée.

L’idée de ce voyage «c’est que la France soit la première au nom de l’Europe et parmi les pays occidentaux à pouvoir dire aux Cubains que nous sommes à leur côté s’ils décident eux-mêmes de franchir les étapes nécessaires vers l’ouverture», avait expliqué M. Hollande à des journalistes avant son départ.

Sur la voie de la normalisation de ses relations avec les États-Unis, mais aussi avec l’Europe, Cuba est également engagée dans une «actualisation» progressive de son économie héritée du modèle soviétique qui est aujourd’hui à bout de souffle.

Le président français doit rencontrer lundi soir son homologue Raúl Castro, qui a succédé à son frère Fidel dès 2006. La présidence cubaine donnera également un dîner officiel dans la soirée.

L’Élysée a par ailleurs dit sa «disponibilité» pour un entretien avec le père de la révolution cubaine, mais celui-ci n’a pas été confirmé par La Havane.

Très serré, le programme de cette visite d’une journée ne prévoit pas de conférence de presse.

Les droits de l’homme «seront évoqués»

Premier président français à visiter l’île depuis plus d’un siècle, M. Hollande brûle aussi la politesse aux autres chefs d’État occidentaux séduits par les perspectives d’ouverture à Cuba depuis l’annonce-choc fin 2014 du dégel avec Washington.

En marge de cette tournée de cinq jours dans la Caraïbe, un des plus longs déplacements de son quinquennat, M. Hollande reconnaît que cette étape cubaine «est d’une certaine façon historique» même si «Raúl et Fidel Castro ont bien-sûr (déjà) rencontré des présidents français».

À La Havane, Paris entend tirer profit des liens resserrés voici un peu plus d’un an par une visite de son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, sur l’île. Ce déplacement était venu confirmer l’importance que l’Élysée entend donner à l’Amérique latine dans sa diplomatie.

Depuis, la France s’est positionnée en première ligne dans le rapprochement entre l’UE et La Havane, que les deux parties souhaitent voir se concrétiser d’ici à la fin de l’année.

Au sujet des droits de l’homme, thème sur lequel le régime cubain est souvent ciblé, M. Hollande a indiqué qu’il serait «nécessairement évoqué». Son premier geste lundi matin a été d’ailleurs de remettre la Légion d’honneur au cardinal Jaime Ortega, qui a notamment joué un rôle de médiation pour favoriser la libération de prisonniers politiques.

Lors d’une cérémonie tenue à la résidence de l’ambassadeur de France Jean-Marie Bruno à La Havane, M. Hollande a salué «ce que le cardinal a fait pour et avec ce pays».

«Vous y avez consacré votre vie comme homme d’Église. Vous avez fait aussi en sorte d’apaiser, de trouver des solutions parfois. Ce qui n’était pas forcement aisé. Vous continuez à favoriser l’ouverture de Cuba, d’ailleurs il y a la visite du pape François à Cuba» en septembre prochain, a déclaré le président français.

De son côté, le cardinal de 78 ans a tenu à souligner l’implication du pape dans le rapprochement avec les États-Unis, annoncé en décembre dernier. «Il a été sollicité pour être un peu médiateur dans l’affaire des prisonniers, il a agi de façon très sage», a déclaré le prélat.

En l’absence de toute opposition politique légale, l’Église catholique se présente depuis plusieurs années comme le seul interlocuteur politique du régime communiste cubain, dominé par le seul parti politique existant, le Parti communiste de Cuba (PCC).

Le cardinal Jaime Ortega a notamment entamé en 2010 un dialogue direct avec le président Raúl Castro qui a permis la libération de quelque 130 prisonniers politiques, pour la plupart partis en exil en Espagne.

Les marchés latino-américains dans le viseur

Dixième partenaire économique de l’île, la France veut renforcer sa présence sur le marché cubain et ne pas laisser passer le train de l’ouverture économique à Cuba. De nombreux chefs d’entreprises accompagnent M. Hollande sur cette tournée au sein d’une délégation comptant pas moins de sept ministres et secrétaires d’État.

Quelques contrats doivent être signés lundi, mais «ce n’est pas tant le montant qui va compter que d’accéder à des marchés latino-américains», a souligné le président français.

M. Hollande a rappelé le soutien de la France à Cuba au sujet de l’embargo américain qui pénalise l’île depuis 1962. Chaque année depuis 1991, Paris vote pour la résolution demandant la levée de l’embargo à l’Assemblée générale de l’ONU.

«Cuba veut maintenant passer à une autre phase, une autre période, un autre temps pour cette île qui a été victime d’un embargo. Malgré le geste (du président américain Barack) Obama, il y a encore des mesures qui empêchent les relations commerciales» avec de nombreux partenaires, a plaidé M. Hollande avant son départ de la Guadeloupe.

Depuis l’annonce du dégel avec Cuba mi-décembre, le président démocrate Barack Obama a demandé au Congrès, contrôlé par les républicains, de travailler à la levée de l’embargo, car lui seul a la prérogative institutionnelle de le faire.

«Il y a des liens historiques, des liens profonds entre le peuple français et le peuple cubain. Il y a un attachement à l’indépendance, à l’aspiration à avoir face aux tribulations du monde la volonté de peser. Et aujourd’hui, cela prend une signification particulière après ce qu’a enfin décidé le président Obama», a déclaré M. Hollande dimanche soir.

Après Saint-Barthélemy, Saint-Martin, la Martinique, la Guadeloupe et Cuba, la tournée de M. Hollande doit s’achever mardi en Haïti.

Opportunités économiques «très limitées à court terme»

Un haut responsable américain interrogé sur la visite de François Hollande à Cuba a minimisé lundi les opportunités économiques à court terme du marché cubain, soulignant cependant les besoins importants en infrastructure de ce pays.

«Cuba est un pays de 11,5 millions d’habitants: c’est la moitié de l’État d’Ohio», a déclaré lors d’une visite à Paris le sous-secrétaire américain au Commerce Stefan Selig.

«C’est un très très petit marché», a-t-il ajouté, estimant que les «opportunités» pour les États-Unis et Cuba seraient «à court terme très limitées».

«Les Cubains moyens gagnent 250 $ par an», a-t-il précisé, estimant que malgré «un potentiel économique important, il manque encore le développement de l’économie pouvant soutenir des opportunités massives, que ce soit pour des entreprises françaises ou américaines».

«Il y a d’énormes besoins en infrastructures. Quatorze pour cent seulement des Cubains sont connectés à l’internet», a cependant ajouté M. Selig.

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